⭐️ Dans cet article je vais vous présenter une professionnelle avec qui je collabore.
C’est l’occasion de découvrir d’autres aspects de l’inclusion.
J’espère que cela vous plaira.
Vous assistez à un échange réalisé avec Inès Hinojo-Moulin
1. Inés, quelle est ta mission ?
Je suis spécialiste en communication inclusive, je fais de la traduction et j’aide ma clientèle pour qu’elle puisse communiquer facilement en langage inclusif.
« Je sais que quand on pense au langage inclusif, on pense directement au point médian et au genre, mais mon approche est beaucoup plus large.»
Alors oui, la communication inclusive c’est :
- une communication non genrée
- qui prend en compte tous les types de discriminations.
- et l’égalité femme-homme
mais aussi qui permet :
- la visibilisation des personnes non binaires
- et d’avoir accès à des informations.
`La communication inclusif ne doit pas être pas insultante, ne crée et ne perpétue pas des stéréotypes. Elle fait en sort que toutes les personnes se sentent concernées et prises en compte.
Voici quelque travaux réalisés par Inés
2. Pourquoi as-tu choisi de remplir cette mission ?
J’ai toujours été activiste, et quand j’ai commencé à écrire et à étudier la communication, j’ai pris conscience du pouvoir des mots.
Dans notre monde capitaliste, la communication permet de vendre, mais aussi d’intéresser et d’attirer des personnes qui vont soutenir certains projets, alors pourquoi pas les projets engagés ?
3. Comment définis-tu l'inclusion ?
Ma vision, c’est permettre aux parties prenantes engagées de communiquer de manière adaptée à leur cible, tout en participant à la création d’un monde plus inclusif.
4. Comment intègres-tu les personnes concernées dans ta mission ?
J’aime beaucoup cette question, merci de la poser. 😇
Le slogan “rien sur nous sans nous” est un slogan qui a un grand impact sur ma pratique de la communication.
Cela veut dire que je travaille en étroite collaboration avec ma clientèle, mais aussi que je fais appel à des personnes qui vont relire quand nécessaire.
Je suis une personne queer avec une expérience vécue de la misogynie, de la transphobie et de l’homophobie, mais je reste une personne blanche. Depuis des années, je m’entoure de personnes sensibles vers lesquelles je redirige ma clientèle ou avec lesquelles je collabore quand je travaille sur des projets qui touchent des aspects intersectionnels qui ne me concernent pas.
5. Quel conseil donnerais-tu à une personne qui souhaite débuter la communication inclusive ?
Mon conseil principal serait de ne pas trop se mettre la pression.
Souvent, les gens veulent se lancer mais n’osent pas pratiquer de peur de se tromper. Et c’est vrai que parfois on peut retrouver cette pression « de vouloir tout bien faire ». Mais en réalité, tout le monde fait des erreurs, même les personnes qui travaillent dans le domaine.
Déjà que les différentes techniques peuvent mettre un peu de temps à être intégrées, si en plus on se met la pression, c’est très difficile d’avancer.
C’est en pratiquant qu’on fait de moins en moins de fautes et qu’on arrive à avoir une communication inclusive.
6. A côté de cette mission, qui es-tu ?
Cette mission prend beaucoup de place, et mon activisme se retrouve dans quasiment tous les aspects de ma vie.
Pour moi, la traduction et la communication sont des formes d’art, mais je pratique aussi d’autres disciplines. J’écris sur des sujets liés à la justice linguistique et j’ai eu la chance d’être publié·e plusieurs fois déjà. À côté de ça, en ce moment je fais de la linogravure, avec évidemment toujours des références activistes.
Les ressources
🎁 Si vous avez envie d’aller plus loin, Maude partage des ressources très utiles
- une checklist pour rendre vos textes inclusifs
- sur son site internet
- des conseils sur Linkedin
